Musicien marocain, tambour du Ramadan

Certains métiers du ramadan, tels que ceux du neffar (joueur de cor) et du tebbal (ou deqqaq, joueur de tambour) sont en voie de disparition. 

La tâche du tebbal ou du neffar était de réveiller les gens pour le repas du s’hour. Le neffar a trouvé aujourd'hui d’autres chaussures à son pied, intégré dans les fanfares populaires, accompagnant désormais les mariages ou autres circoncisions. Troubadour des temps anciens, le neffar fait encore partie dans les quartiers populaires des petits métiers liés au mois de carême. Remplacé par le batteur de tambour dans d’autres régions (les villes du Gharb), le neffar, coureur infatigable fait le tour du quartier, soufflant dans son cor marquant le réveil des populations. Connu depuis l'Antiquité, le cor est un instrument de musique populaire tels que peuvent l'être la flûte ou encore la clarinette pour les instruments à vent ou la guitare pour les instruments à cordes. La tradition veut qu’il y ait un temps mort entre ses deux passages.
Un premier passage pour réveiller les femmes qui sont tenues de préparer les galettes, les crêpes et autres mélouis et un second passage pour secouer les paresseux. Carnavalant dans les rues noires, arrosé au passage par quelques âmes charitables, le neffar n’est payé, en fait, qu’à la fin du ramadan, plus exactement à la fête qui marque la fin du mois. Son salaire est prélevé sur la Zakat d’El Fitr.

Du peintre : Louis John ENDRES (1896-1989).
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